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Marguerite de Hillerin et Félix Dutilloy-Liégeois : « Dans un film d’époque, on peut presque tout inventer »

categorie litterature Marguerite de Hillerin et Félix Dutilloy-Liégeois : "Dans un film d’époque, on peut presque tout inventer"

Nous recevons les cinéastes à l’occasion de la sortie de « L’enfant », leur premier long métrage, librement adapté de la nouvelle de Heinrich von Kleist « L’enfant trouvé ».

Bela et Jacques, « L’enfant » 2022 Crédits : Juan Branco

L’histoire se déroule près de Lisbonne, au milieu du XVIe siècle. Bela (João Arrais) croise le chemin de Rosa (Inês Pires Tavares), l’amour de sa vie. C’est aussi là qu’il rencontre Jacques (Loïc Corbery), un ami de ses parents adoptifs, avec qui il vit une amitié mouvementée. Alors que la vie pourrait être simple, L’Inquisition s’étend au Portugal, et les contradictions intimes et les secrets fissurent l’équilibre familial jusqu’au désastre.

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Se servir des creux du texte pour en faire un film

« Ce qu’il y a de beau dans les nouvelles de Kleist, c’est qu’elles sont fulgurantes, très courtes, très ramassées, avec, malgré tout, plein de creux, d’endroits de manque, qui nous ont invité à rebondir sur le texte, et nous ont amené ailleurs. Marguerite de Hillerin

« On a voulu adapter L’enfant trouvé de Kleist tout d’abord, parce qu’on admire cette nouvelle. On a voulu mettre en images ce que les mots révélaient, mais finalement, ce sont les failles du texte qui nous ont presque donné la permission de l’adapter. » Félix Dutilloy-Liégeois

Se détacher de l’histoire pour la réinventer

« La perfection de la nouvelle nous a donné une très grande liberté. On a pu parler d’un monde disparu en parlant d’aujourdhui sans chercher une vérité historique, car nous ne sommes pas historiens. En revanche, on a recherché une vérité grâce aux sentiments, au travail avec les comédiens, au son et à l’image, et grâce à tous les objets qu’on a pu employer pour ce film. Je pense que c’est ce qui en fait l’universalité. On a travaillé avec des endroits du passé, et donc avec des mots et des personnages qui, sur le papier, sont morts, mais à qui on doit donner vie. » Marguerite de Hillerin

« On s’est dit, que tant qu’à donner une représentation d’un monde disparu, autant donner la nôtre. Avec la costumière, on a donc essayé de trouver un équilibre entre donner le signe historique de l’époque et un habit qui pourrait donner au comédien le sentiment d’être à l’aise, et par conséquent, de sentir son corps d’aujourd’hui. A un moment, il a fallu se détacher de l’élément historique pour trouver l’intensité qui nous permettrait de ressusciter ce monde mort. » Félix Dutilloy-Liégeois

Archives

Gilles Deleuze, conférence à la Fémis, 1987

Marthe Robert et Arthur Adamov, émission Un nomade de l’esprit : Heinrich von Kleist, RTF, 2/11/1952

Nestor Almendos, émission Le cinéma des cinéastes, Claude-Jean, Philippe, France Culture, 12/05/1976

Référence musicale

JS BACH, Prélude pour piano en ré mineur, BWV 851, clavier bien tempéré. Interprète : Claude Pescia

Source

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