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The Dropout sur Disney+ : l’histoire vraie et dingue qui valait 10 milliards

categorie loisirs1 The Dropout sur Disney+ : l’histoire vraie et dingue qui valait 10 milliards

Disponible aujourd’hui sur Disney+, la mini-série The Dropout raconte l’histoire vraie d’Elizabeth Holmes présentée comme la plus jeune milliardaire autoproclamée du monde.

De quoi ça parle ?

Brillante chef d’entreprise à qui tout réussit, Elizabeth Holmes est devenue la plus jeune milliardaire autodidacte de l’histoire de l’industrie. Sa florissante entreprise Theranos fait désormais partie des fleurons de la nouvelle industrie. Pourtant, aveuglée par une ambition démesurée et un désir de célébrité totalement perverti, elle va perdre tout son empire et connaître une chute tout aussi spectaculaire…

The Dropout, une série créée par Elizabeth Meriwether avec Amanda Seyfried, Naveen Andrews, Michel Gill, Utkarsh Ambudkar. Episodes vus : 3 sur 8. Disponible sur Disney+

 

Faux génie, gloire et débandade

The Dropout, c’est l’histoire d’une jeune femme qui avait tout pour devenir une « Steve Jobs au féminin« . Elizabeth Holmes – jouée avec conviction par Amanda Seyfried – a commencé dans la vie avec une idée bien précise : devenir riche. Pas seulement riche. Milliardaire. Une idée qui ne lui est pas venue par hasard. Elle est rentrée un jour du lycée en voyant son père (Michel Gill) accablé. Il venait de perdre son emploi chez Enron, une entreprise américaine dont la faillite a eu un retentissement mondial.

Elizabeth n’est pas seulement déterminée, elle est aussi brillante. Aussi, dès son entrée à l’université, elle cherche l’invention qui révolutionnera le monde et la rendra riche. Elle tente, échoue puis lui vient une idée (de génie ?) : inventer une machine qui réalise des tests sanguins peu coûteux. Une sorte de Shazam de la médecine : une simple goutte de sang et le diagnostic tombe !

Gueule d’ange

C’est facile, au début, d’avoir envie d’encourager Elizabeth, cette brillante étudiante de Stanford, avec cette idée visionnaire qui changerait le monde de la médecine mais aussi la vie des patients puisqu’ils n’auraient plus à souffrir d’innombrables prises de sang. Et elle sait convaincre les bonnes personnes – dont un richissime homme d’affaires joué par un Michael Ironside méconnaissable. Rapidement elle crée sa société, Theranos. Mais l’image de la jeune femme géniale et idéaliste s’écorne.

Elle vit pour Theranos et finit par exiger des autres qu’ils se sacrifient pour sa cause aussi facilement qu’elle. Elizabeth abandonne Stanford – d’où le titre The Dropout qui désigne aussi bien l’étudiant qui abandonne ses études que le marginal. Elle récolte des millions, devient PDG à moins de 25 ans et fait la couverture de Forbes.

Sa face sombre apparaît plus encore lorsqu’elle se rend compte que sa technologie est à des années de travail du résultat prédit et qu’elle ne prend pas les décisions qui s’imposent à ce moment-là. Ses mensonges se transforment alors en une décennie de tromperie criminelle avec un dénouement que la série préfigure en démarrant et clôturant chaque épisode avec des extraits de la déposition préalable à son procès.

Si elle n’est pas affectée par une crise de conscience, ce sera bientôt le cas de ses plus proches collaborateurs dont Edmond Ku (James Hiroyuki Liao) qui en est malade lorsqu’il doit faire tester l’invention d’Elizabeth auprès de malades du cancer et en chimiothérapie.

Performance

The Dropout adopte une facture assez classique et reste dans le cocon rassurant de la dénonciation des dérives du capitalisme et plus particulièrement du monde des start-ups sans plus creuser la question. Et c’est la performance d’Amanda Seyfried qui saute aux yeux. Elle est stupéfiante dans une série de séquences devant le miroir alors qu’Elizabeth construit son personnage public bizarre, avec un col roulé noir inspiré de Steve Jobs, et baisse drastiquement le ton de sa voix pour être mieux prise au sérieux.

1173566 The Dropout sur Disney+ : l’histoire vraie et dingue qui valait 10 milliards
Hulu / Bestimage

La série s’intéresse aussi à la relation officieuse entre Elizabeth et Sunny Balwani (Naveen Andrews), de 19 ans son aîné, qui est devenu son confident le plus proche, peut-être le seul, son conjoint puis finalement le directeur des opérations de Theranos. Cette relation étrange joue un rôle important dans la série qui entretient le flou sur sa véritable nature : s’agit-il d’une véritable histoire d’amour ? D’une histoire d’abus ? D’Elizabeth sur Sunny ou inversement ? Ou s’agit-il de l’alliance de deux sociopathes mégalomanes ?

C’est peut-être ce côté un peu facilement spectaculaire qui pêche dans la série. Cette histoire vraie a suffisamment d’arguments pour impressionner sans en rajouter. La capitalisation boursière de Theranos a atteint la somme folle de plus de 10 milliards de dollars. Et la société a réussi à soulever 700 millions de dollars d’investissements. Tout ça pour une machine dont la promesse n’a jamais été tenue.

Elizabeth Holmes a finalement été confondue pour sa supercherie. Traduite devant un tribunal, elle a été condamnée en janvier dernier pour escroquerie envers ses investisseurs.

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