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Bonga : « Résister à la nostalgie de l’exil est la chose la plus difficile que j’ai faite dans ma vie »

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A l’occasion de ses 50 ans de carrière, Bonga, également connu sous le nom de « Bonga Kuenda » (« Celui qui se lève et qui marche  ») revient avec un nouvel album, « Kintal Da Banda » chez Lusafrica.

Bonga
Bonga Crédits : Alex Tome

Rencontre avec Bonga à l’occasion de la parution de son nouvel album Kintal Da Banda, sorti le 18 février sur le label Lusafrica. Le chanteur angolais, résidant au Portugal, nous parle de sa musique, cette Semba revisitée et teintée de mélancolie, et de son histoire. Il sera le 4 mai à La Cigale à Paris.

Couverture de l'album "Kintal da Buenda" de Bonga (2022)
Couverture de l’album « Kintal da Buenda » de Bonga (2022)

Exister grâce à la tradition

Je suis né dans la brousse, et pour moi, ce qui importait c’était les odeurs, la manière de vivre et le respect pour les vieilles personnes. Ces personnes étaient beaucoup plus importantes que l’école : elles nous apprenaient la vie, la résistance psychologique, la socio-culture musicale et les instruments typiques traditionnels. Je suis un privilégié d’avoir vécu cette époque-là et d’avoir côtoyé ces anciens qui m’ont presque tout apporté. Même après avoir quitté l’Angola, je n’ai jamais coupé le cordon ombilical avec ma terre d’origine, c’est pourquoi je suis toujours le Bonga qui vient de ce berceau riche en histoire et en traditions. Bonga

Le Brésil, un second Angola culturel

« A Salvador de Bahia au Brésil, j’ai retrouvé l’Angola à travers des instruments de musiques communs. Et il s’est passé la même chose avec la cuisine. J’ai trouvé cela incroyable qu’on n’ait jamais fait le lien direct entre la culture mère et celle qui était partie de l’autre côté de l’océan. Je me suis aperçu que les brésiliens n’avaient rien perdu de la musique originelle. » Bonga

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Le disque fondateur

« Pour mon premier disque « Angola 72 », on m’a demandé, et même prié de chanter des textes engagés et très durs contre la colonisation. Même si dans ma salle de bain, ma voix rauque me plaisait, je n’avais jamais osé chanter en public, mais j’ai finalement accepté de chanter « Mona Ki Ngi Xica », cette chanson qui est devenue le porte-étendard d’un album que je n’attendais pas et qui a eu un succès extraordinaire, jusqu’à aujourd’hui. Au début, ce disque a circulé dans la clandestinité, et j’ai été obligé de fuir l’Angola pour ne pas me faire arrêter. Mais finalement, 50 ans après, je peux dire qu’Angola 72 a fait de moi l’artiste que je suis. » Bonga

Archives

Criolo, émission Par les temps qui courent, Marie Richeux, France Culture, 30/03/2018

Amalia Rodrigues, France Musique, 1989

Références musicales

Bonga, Kintal da Banda

Bonga, Mona Ki Ngi Xica, extrait de l’album Angola 72

Amalia Rodrigues, Ai Mouraria

Bonga, Gienda

Paru en premier sur Radio France

Plus d’info sur le site de Radio France

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