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Carte blanche musicale à Judith Chemla : « La musique, c’est mon pays »

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Références musicales

– Antonio Bazzini, La ronde des lutins, scherzo fantastique. Interprète : Yehudi Menuhin

« Mon père est violoniste, et je l’ai beaucoup entendu jouer cette musique. Elle m’évoque un tel sentiment de jubilation que ça dépasse la virtuosité. On voit les lutins se courir après frénétiquement, c’est drôle et ça fait courir le cœur. Petite, mon père m’a transmis l’amour de la musique, je pouvais rester des heures à en écouter avec les larmes aux yeux tellement c’était beau. Il m’a transmis le plaisir de se laisser transporter et atteindre par la musique. » Judith Chemla

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– Camille Saint-Saëns, Samson et Dalila : Printemps qui commence. Interprète : Maria Callas

« Cette œuvre est merveilleuse, elle contient tellement de beauté et d’espoir. On ressent immédiatement le sentiment d’éveil à l’amour, au renouveau, au printemps et à cette nature qui refleurit. Même si Saint-Saëns a mis beaucoup de temps à écrire cette œuvre, elle est d’une grande pureté et d’une grande simplicité. Grâce à elle, on peut traverser toutes les épreuves de la vie. »

« J’ai vraiment découvert l’opéra grâce à des acteurs-chanteurs que j’ai rencontrés sur la première pièce que j’ai jouée. Cette musique m’a pénétrée profondément, c’était comme du Rock ‘n roll, j’avais envie de danser comme une dingue. En fait, je n’ai pas un rapport intellectuel à la musique, elle me procure au contraire une sensation très physique. Ensuite, j’ai commencé à travailler ma voix et à surfer sur cette vague de musique. » Judith Chemla

– Rachid Taha, Minouche

« Rachid Taha a réussi à réunir deux cultures, je trouve ça beau et plein d’espoir. C’est la meilleure manière de porter notre humanité, de célébrer toute notre diversité. On est composé de tellement de choses, on vient de plein de générations qui portent plein de mystères et d’histoires qui nous construisent, il faut être ouverts. Les musiques du monde nous ramènent à une humanité beaucoup plus vaste. On n’est pas contraint à notre propre culture. » Judith Chemla

– Nino Ferrer, La rua Madureira

« Cette chanson me faisait beaucoup pleurer quand j’étais enfant. C’était déjà un flash forward des amours impossibles que j’ai pu connaître. Elle contient une nostalgie tendre et bouleversante. C’est à travers la musique que l’on peut célébrer ces choses-là. Dans la vie, il faut vivre, sans perdre trop de temps, mais dans la musique, on peut s’abandonner à la nostalgie et la rêverie. » Judith Chemla

– Barbara, Ma maison

« Cette chanson m’a donné un espace virtuel. Barbara était une grande amoureuse, et ‘Ma maison’, c’est son pays, son espace bien à elle, sa création et sa beauté de femme libre. Instinctivement, je me suis dit que c’était ça le plus important. Il y a des territoires à protéger dans l’imagination. Il n’y a pas que les écosystèmes physiques, il y a aussi les paysages imaginaires, la poésie intérieure qui sont très précieux. » Judith Chemla

– BOF Les goûts et les couleurs de Michel Leclerc, 2022

55 min

3 min

Paru en premier sur Radio France

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