Search

David Walters, Cécile Hercule et Olivier Marguerit

categorie sortir David Walters, Cécile Hercule et Olivier Marguerit
1200x630 thumbnail originalphoto 678293182 47874 David Walters, Cécile Hercule et Olivier Marguerit

David Walters

EP : Bow down

Publicité

David Walters est un explorateur, un vrai. Pas juste un de ceux qui s’exhibent sur les écrans. Comme son Grand-Père, David n’a pas hésité à traverser mers ou océans pour que sa vie et ses envies soient en adéquation. Le père de sa mère a quitté l’île anglophone de St-Kitts dans la Caraïbe pour rejoindre New-York et fonder ensuite à Londres une famille avec la femme qu’il avait rencontrée sur le bateau. David, lui, a rejoint Sheffield, entre Londres et Manchester pour enregistrer cet EP et donner un nouveau tournant à sa carrière en prolongeant musicalement le lien qui le lie à son aïeul, et plus généralement à ses ancêtres. « En Afrique et dans ses diasporas, comme dans le monde pour qui sait les voir, les Anciens sont toujours à nos côtés » glisse-t-il d’une voix douce.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d’intérêt.

Cécile Hercule

Album : Perdue au milieu

Née à Lyon (Rhône), Cécile Hercule commence le piano dès l’âge de huit ans, mais elle est bien plus fascinée par la guitare. Peu adepte des rythmes scolaires, Cécile Hercule se consacre au cirque à partir de ses quatorze ans, d’où une aisance scénique évidente. Devenue guitariste et voyageuse, Cécile Hercule participe au groupe Tétard et se lie d’amitié avec David Tétard, le fondateur du groupe.

C’est son amitié avec Mickaël Furnon qui met Cécile Hercule sur la route d’un premier album. Précédé par le titre « Roger », La Tête à l’Envers sort en avril 2010.

Après un dernier album encensé par la critique, Cécile Hercule se révèle dans un superbe nouvel album, porté par la finesse de son écriture et l’efficacité de ses mélodies qui touchent au cœur comme sur le sublime “du ciel, de la neige”, chanté en duo avec Tim Dup. La lyonnaise s’affirme définitivement comme une artiste sur laquelle il va falloir compter au sein de la nouvelle scène pop française.

La voix de Cécile nous embarque dès les premiers mots, avec cette autodérision et ce sourire en coin que l’on devine sur ses lèvres. Un mélange de détachement et d’ironie que l’on entend dans sa voix dès la chanson d’ouverture (« On ira pas à Barcelone ») avec ce cocktail très réussi d’humour à froid et de spleen raffiné, porté par une entêtante mélodie. Humour désabusé et mélancolie que l’on retrouve d’ailleurs, dans le talk-over Perdue au milieu.

Mais cette pointe de mélancolie, Cécile Hercule l’exprime toujours de manière subtile l’exprime toujours de manière subtile, sans le moindre pathos, par exemple dans la très belle ballade « Quand Paris n’existera plus » où plane l’angoisse du temps qui passe et de la fin d’une passion amoureuse.

Cette belle sensibilité, ce léger spleen et cet idéal romantique et littéraire, et littéraire, trouvent leur pleine mesure dans l’une des plus belles réussites de l’album, « Le silence », petite pépite à la mélodie magnifique, chantée en duo avec Ours.

À côté de ces ballades fragiles, Cécile Hercule manie également avec brio l’humour décalé dans plusieurs chansons de cet album aux arrangements ouvertement pop, comme dans « Laisse tomber la gentillesse » où elle joue avec les mots, avec cet art du rejet très gainsbourgien : « Ta façon singulière de me dire de me taire / Me tiens, me tiens en / Laisse, tomber la gentillesse ». Après quelques écoutes, cette mélodie ne vous quittera plus, tout comme le refrain addictif de « Comédienne », chanson dans laquelle Cécile exprime son amour pour le septième art en citant Gabin et Almodovar. Un fil conducteur cinématographique que l’on suit avec amusement tout au long de l’album où l’on croise aussi les ombres de Buster Keaton, Chaplin, Elizabeth Taylor, les Marx Brothers ou Anne Baxter. Ce goût littéraire et cinématographique n’est d’ailleurs pas sans rappeler les univers de ses illustres aînés, Vincent Delerm ou Yves Simon.

Tandis que le son du clavier d’ « Et ça recommence » emprunte plutôt à l’esthétique des années 80, le son de basse très McCartney de « Je suis bien, je suis mal », nous ramène dans la pop sixties de l’époque du Swinging London avec ce texte qui se joue avec légèreté de nos paradoxes, à la manière d’une Clarika. Cet humour un peu absurde lui fait écho dans le faussement ingénu « Et toi tu m’aimes », partagé avec l’irrésistible Oldelaf sur une mélodie diablement efficace. Le même ton délicieusement décalé et féroce se retrouve sur « J’aime les garçons » et sur « Pour que tout le monde se souvienne » où la plume vengeresse de Cécile fait merveille, sur fond de guitare électrique western.

Avec ce troisième album, Cécile Hercule puise dans ce qu’il y a de meilleur en terme de french pop (on pense à la pop acidulée de Gainsbourg période Anna) pour exprimer avec un humour teinté de désespoir ses maux d’amour, le tout porté par des mélodies diablement inspirées.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d’intérêt.

Olivier Marguerit

Bande originale du film La nuit du 12

Olivier Marguerit a joué avec de nombreux groupes, au sein notamment de Syd Matters , los chicros , Mina Tindle , Thousand ou Chevalrex . multi-instrumentiste, arrangeur, il est également régulièrement sollicité pour le travail de réalisateur artistique . il compose également des musiques de films comme pour le nouveau film de Dominik Moll, La nuit du 12.

Podcast paru sur France Inter en premier. Pour retrouver tous les

concerts sur France Inter

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

You may use these <abbr title="HyperText Markup Language">html</abbr> tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*