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Hadrien Bels : « Ce que je recherche dans l’écriture, c’est le mouvement »

categorie litterature Hadrien Bels : "Ce que je recherche dans l’écriture, c’est le mouvement"

Hadrien Bels excelle dans l’art de rendre l’âme d’un lieu et l’atmosphère urbaine. Dans son nouveau roman Tibi la blanche (ed : l’Iconoclaste), il nous emmène dans les rues d’un Dakar ultra-contemporain, qui vibre des rêves de sa jeunesse, avec humour, un sens du détail et des mots inspirés par la langue de la rue.

Z Hadrien Bels : "Ce que je recherche dans l’écriture, c’est le mouvement"

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Ecrire pour se créer un endroit à soi

« Ecrire c’est lire, et retourner dans les endroits où on a envie d’être. Ce sont des endroits qu’on échafaude, des décors que l’on monte et des personnages que l’on crée. Finalement, on finit par suivre ces personnages, et ils finissent par nous surprendre nous-mêmes. L’expérience de l’écriture, c’est retourner dans l’endroit qu’on a créé et s’y sentir bien. » Hadrien Bels

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Voyager dans la culture de l’autre

« Depuis que je suis enfant, j’ai pris l’habitude de voyager dans la culture de l’autre, et Marseille est une ville où on voyage sans voyager : on y voyage dans la culture de l’autre. Aujourd’hui à Marseille, il y a une nouvelle génération de rappeurs, qui se nourrissent de mots qui viennent du comorien, de l’algérien, et qui les transforment en créant ainsi de nouveaux mots. Marseille est une ville qui voyage tout en restant à sa place. Elle projette son propre cinéma fait de clichés et de folklore, mais en réalité, elle cache son propre malheur. C’est une ville dans laquelle on reste englué et qui pègue comme un gâteau tunisien. » Hadrien Bels

Ecrire pour se donner enfin la parole

« Pour moi, la littérature sert à dire ce qui ne se dit pas, et de me donner à parole. Ce qui est merveilleux dans la littérature, c’est le long monologue qu’on peut se dire à soi-même. Au départ, j’écris pour moi, il faut se faire kiffer, il faut aimer ou détester ses personnages. Je ne fais pas de littérature introspective, j’aime la littérature africaine, parce qu’elle sait être drôle et triste en même temps. Ce texte, c’est une déclaration d’amour pour un pays, le Sénégal, et l’histoire d’une double culture. » Hadrien Bels

Archives

Le chanteur du groupe de rap BMG 44, émission Décibels, Jeanne-Martine Vacher, France Culture, 19/03/2001

Ahmadou Kourouma, émission A voix nue, Catherine Pont-Humbert, France Culture, 06/10/1999

Noémie Lvovsky, émission Hors champs, Laure Adler, France Culture, 29/08/2012

références musicales

Wa Bmg 44, Maymassi

Samba Peuzzi, Lu yakou yawa

Orchestra baobab, Boulmamine

Paru en premier sur Radio France

Plus d’info sur le site de Radio France

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