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Journées d’étude : 09 et 10 septembre 2022 – Cinémas et Sciences – Cnam / Jeu de Paume

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logo Journées d'étude : 09 et 10 septembre 2022 - Cinémas et Sciences - Cnam / Jeu de Paume
  • 15h-18h. Session 2. Sciences et Cinémas dans les années 1930 : entre esthétique, technique, science et pédagogie.

Cette session est consacrée au regard porté sur le cinéma scientifique ou cinéma réalisé avec et pour les scientifiques. L’accent est mis sur la décennie 1930 pendant laquelle l’œuvre de Jean Painlevé s’affirme, dans un contexte foisonnant qui voit échanges, circulations, reprises entre scientifiques de terrain, de laboratoire, mais aussi artistes, techniciens du cinématographe, et enseignants. Loin d’être un genre à part entière, les cinéastes-scientifiques jouent d’une pluralité de registres en même temps qu’ils réfléchissent à des catégories qui, sans constituer des frontières étanches entre types de films, témoignent d’un souci de normer les productions et de faire correspondre les films à leurs usages et à leurs publics. Comment aujourd’hui considérer ces productions qui précèdent la constitution de genres cinématographiques aux normes et frontières plus stables?

Les films présentés et commentés par Maria Ida Berbabei, Agnès Brard et Elsa de Smet montreront comment le regard porté sur les productions de cette période, des conditions de leur réalisation à la réception, témoigne d’une pluralité de lectures et d’approches.

Avec les interventions de :
Maria Ida Bernabei (Università degli Studi di Udine / University of Udine, Studi Umanistici e del Patrimonio Culturale (DIUM)) « Germination du blé… Cristallisation… Films documentaires et, surtout, films d’avant-garde »
Expérimentation et esthétique dans les années 1920.
Par son inclusion systématique au sein de la programmation des nombreuses salles spécialisées et ciné-clubs qui naissent au cours de la deuxième moitié des années vingt dans les principales villes d’Europe, le film scientifique joue un rôle déterminant dans la construction de l’avant-garde cinématographique. Notamment en raison des techniques spécifiques qu’il développe – ralenti, accéléré, microcinématographie et prises de vues sous-marines – il peut revendiquer sa propre place dans la réflexion sur la spécificité du médium, tout en catalysant la définition de quelques concepts fondamentaux des théories esthétiques de l’époque. Pourquoi l’avant-garde est-elle si magnétiquement attirée par le film scientifique ?

Agnès Brard (Centre François Viète) Quels films pour les mathématiques ? Le cas d’André Sainte- Laguë (1910-1937)
André Sainte-Laguë (1882-1950) est un enseignant, chercheur en mathématiques fondamentales et appliquées et un vulgarisateur des sciences. L’image, notamment animée, est centrale dans tout son travail.

Dès les années 1910, il est sensibilisé à l’utilisation des films d’enseignement mathématique et réalise lui-même une dizaine de films sous le format de dessins animés en 1927. Parallèlement à ce travail, Sainte-Laguë participe à un ensemble de travaux d’aérodynamique pendant la Première Guerre Mondiale et dans les vingt ans qui suivent en mobilisant des techniques cinématographiques comme le cinématographe à bord ou la cinémitrailleuse à double objectif ou à cadre repère. Enfin, Sainte- Laguë, organisateur de la salle de mathématiques du Palais de la Découverte pour l’Exposition universelle de 1937, scénarise deux films de vulgarisation mathématique réalisés par Jean Painlevé et Achille-Pierre Dufour

Dans chacun des cas, Sainte-Laguë collabore avec des contemporains dans le cadre de différentes institutions comme l’Association des Professeurs de Mathématiques (APMEP) ou le Conservatoire National des Arts et Métiers (Cnam) par exemple.

Elsa de Smet, historienne de l’art (Centre Alexandre Koyré) Lucien Rudaux – astronome et illustrateur, scénographe des autres mondes
Né en 1874, Lucien Rudaux appartient au cercle de la Société astronomique de France fondée par Camille Flammarion en 1882 et à une génération qui donnera son sens ontologique à l’astronomie populaire. Astronome autodidacte, il est également l’auteur des très nombreuses illustrations dont il enrichit ses publications puisqu’il a été formé à l’art de la représentation et du dessin par son père, lui- même héritier de l’École de Barbizon. C’est ainsi que Lucien Rudaux fabrique peu à peu, les premières vues d’artistes, il met en scène la nature cosmique en reprenant les modèles rousseauistes des peintres naturalistes.

Paru en premier sur le CNAM, plus d’info sur le site

cnam.fr

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