Search

Léa Mysius : « Dans ce film, j’ai voulu inventer une magie qui n’existe nulle part »

categorie litterature Léa Mysius : "Dans ce film, j’ai voulu inventer une magie qui n’existe nulle part"

Vicky, petite fille étrange et solitaire, a le don de pourvoir sentir et reproduire toutes les odeurs de son choix qu’elle collectionne dans des bocaux étiquetés avec soin. Un jour Julia, la sœur de son père, fait irruption dans leur vie. Vicky se lance dans l’élaboration de son odeur.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d’intérêt.

L’odeur un sens mystique et primitif

« L’idée de ce film vient de mon intérêt personnel pour les odeurs. Je peux passer des heures à essayer de reconnaitre la composition de parfums, ou d’en fabriquer, mais je ne voulais pas placer le film dans l’univers de l’industrie du parfum, je voulais parler des odeurs au sens primitif et sensoriel. De même, quand j’écris, je le fais de manière très instinctive, et j’essaie de théoriser après coup. » Léa Mysius

Publicité

Filmer pour inventer une magie

« Ce qui m’intéressait ce sont les images cachées derrière les images montrées, et qu’en sortant du film, on soit emporté dans une sorte de tourbillon. Bien sûr, j’ai dû mettre des petites étapes dramaturgiques, pour ne pas perdre le spectateur et qu’on puisse suivre l’histoire et la quête de Vicky, mais je voulais qu’à la fin, il nous reste une somme d’images, et que ces images travaillent en nous. Je voulais que chez le spectateur, d’autres images surgissent après coup, afin de créer une sorte de magie. Je crois que tous les réalisateurs cherchent à créer de la magie, et j’ai voulu inventer une magie qui n’existe nulle part ailleurs. » Léa Mysius

9k= Léa Mysius : "Dans ce film, j’ai voulu inventer une magie qui n’existe nulle part"

Sally Dramé (Vicky) dans Les cinq diables de Léa Mysius, 2022
Sally Dramé (Vicky) dans Les cinq diables de Léa Mysius, 2022

– Copyright F Comme Film – Trois Brigands Productions

Montrer insidieusement le racisme pour faire réagir le spectateur

« Montrer des personnages métis ou noirs est une volonté politique de ma part. On montre toujours ces personnes dans des banlieues, elles sont très souvent stigmatisées. Dans ce film, l’idée était de montrer une France variée, comme elle l’est en réalité. Par contre, le décor inquiétant de la montagne, l’atmosphère très pesante qui les entoure, dénonce ce racisme et cette haine de la différence. En même temps, mes personnages sont victimes de racisme ou d’homophobie et sont très passifs par rapport à ça. Montrer ce racisme de façon plus insidieuse, moins frontale, comme un poison qui se répandrait, m’a permis de mettre le spectateur dans une position très active : j’ai voulu que la colère soit du côté du spectateur. » Léa Mysius

Archives

Annick Leguerer, émission L’heure bleue, Laure Adler, France Inter, 06/10/2017

Stanley Kubrick, série d’entretiens inédits enregistrés en 1975, 1980 et 1997 par Michel Ciment et diffusés dans l’émission A voix nue sur France Culture

Céline Sciamma, émission Par les temps qui courent, Marie Richeux, France Culture, 21/12/2021

Extrait

Les cinq diables, film de Léa Mysius, 2022

Référence musicale

Soap & Skin, Me and the devil

Paru en premier sur Radio France

Plus d’info sur le site de Radio France

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

You may use these <abbr title="HyperText Markup Language">html</abbr> tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*