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Boris et Vita Mikhaïlov : « Photographier Kharkiv en 1993, c’était montrer les cris du corps »

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Aujourd’hui considéré comme l’un des artistes contemporains les plus influents d’Europe de l’Est, Boris Mikhaïlov est un photographe autodidacte ukrainien né à Kharkiv en 1938. Sa pratique se situe aux frontières de la photographie documentaire, du travail conceptuel, de la peinture et de la performance. Depuis les années 60, il mène une réflexion sur les bouleversements qui ont accompagné l’effondrement de l’Union soviétique et les conséquences, en Ukraine, de sa dissolution.

Retrouvez toutes les informations concernant l’exposition ICI.

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9k= Boris et Vita Mikhaïlov : "Photographier Kharkiv en 1993, c’était montrer les cris du corps"

"At Dusk", rétrospective "Lournal ukrainien", MEP, 2022
« At Dusk », rétrospective « Lournal ukrainien », MEP, 2022

– Boris Mikhaïlov, courtesy MEP

Une exposition qui rend vivant

« L’une des premières expositions que j’ai faite en Occident se déroulait à Paris. Mais à l’époque, elle est passée relativement inaperçu. Aujourd’hui, les choses sont beaucoup plus visibles, et même si souvent l’art vieillit, dans cette exposition je vois que mon travail reprend vie, et ça me fait me sentir vivant. Quand on voit le résultat de cette exposition, on se rend compte que ce qui devait être dit, l’a été. Il y a une vie qui a été exprimée à travers la photographie, et cela nous rend sereins. » Boris et Vita Mikhaïlov

La photo pour essayer de rester dans la mémoire des gens

« J’essaie toujours de rester dans la mémoire des gens, je ne sais pas si ça marche, mais via la photo, je m’explique à moi-même et j’explique aux gens qu’il y a des choses plus importantes que de penser à l’éternité. La création et la vie ont toujours été liées, et je crois que c’est la photo qui me montre la vérité, ce n’est pas moi qui décide ce que je dois montrer. » Boris Mikhaïlov

Une photographie intelligente

« La beauté est plus importante que l’empathie, parce qu’à l’époque de mes photos, le beau, le merveilleux étaient cachés. On ne voyait que le « petit » beau. En Union Soviétique, à cette époque, la femme n’avait jamais été montrée en photo, et surtout, on ne montrait pas de corps nus. C’était une tâche que je m’étais impartie, car je voulais faire quelque chose qui n’avait jamais été faite. La découverte d’une pellicule de diapositives qui venait de RDA m’a ouvert la possibilité de faire des choses intelligentes, hormis les choses sensibles. Quand je parle de choses intelligentes, je veux dire des choses qui passent par le cerveau pour ensuite descendre dans le cœur. J’ai ainsi pu lier deux images entre elles et cela m’a permis d’éveiller l’imagination du spectateur. En fait, ce sont deux pensées qui sont des explosions pour l’intelligence. » Boris Mikhaïlov

2Q== Boris et Vita Mikhaïlov : "Photographier Kharkiv en 1993, c’était montrer les cris du corps"

Boris Mikhaïlov
Boris Mikhaïlov

– Araki

Traduction

Joël Chapron

Archive

Nan Goldin, émission Tam tam, etc, Pascale Clark, France Inter, 28/11/2003

Références musicales

DakhaBrakha, Dostochka

Pink Floyd, Speak to me/Breathe

DakhaBrakha, Sonnet

Paru en premier sur Radio France

Plus d’info sur le site de Radio France

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