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Laetitia Moller : « Autisme et musique m’étaient étrangers, pourtant mon film se situe au croisement des deux »

categorie litterature Laetitia Moller : "Autisme et musique m'étaient étrangers, pourtant mon film se situe au croisement des deux"
1200x630 7871c1 084adaf43d0346c291fbff7c8d7db046 mv2 Laetitia Moller : "Autisme et musique m'étaient étrangers, pourtant mon film se situe au croisement des deux"

Stanislas, Yohann, Aurélien et Kevin sont les chanteurs du groupe Astéréotypie. Issus d’un institut médico-éducatif accueillant de jeunes autistes, ils dévoilent sur scène leurs univers détonants, encouragés par Christophe, un éducateur plus passionné d’art brut que de techniques éducatives. Une aventure collective comme un cri de liberté.

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La genèse du groupe

« J’ai rencontré Yohann, Kévin et Aurélien quand j’étais éducateur spécialisé dans un institut qui accueillait des gens avec des troubles autistiques. On m’a demandé s’il y avait des activités que je voulais faire, et j’ai proposé, avec ma collègue Claire, de faire un atelier de poésie. On était censé leur apprendre les bienfaits des pieds et des rimes, mais en fait on ne leur a rien appris du tout, c’est plutôt eux qui nous ont appris des choses. Alors on est partis sur un atelier d’expression libre, mais vraiment libre. On n’a plus cherché à faire dire quoi que ce soit, ni sur le fond, ni sur la forme, puis on a ajouté de la musique. On début, on a mis une musique un peu calme pour pouvoir privilégier la compréhension de leurs textes, puis on a pris en compte leur charisme sur scène, et c’est comme ça que la musique est devenue plus rock, plus punk : cela correspond beaucoup plus à l’énergie qu’ils déploient. » Christophe Lhuillier

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Un terrain d’expériences libérateur

« Au début de ce projet, ce qui était questionnant pour moi, c’est que je ne connaissais rien à l’autisme, et je n’y prêtais pas un intérêt particulier. De même que je n’étais pas très familière de la musique. Je me suis demandé comment je me retrouvais à rencontrer ces deux univers. En fait, j’ai trouvé assez intéressant de me retrouver en terre inconnue. Traverser la musique et l’autisme, ces deux continents un peu vierges pour moi, cela devait renforcer la singularité de mon regard. J’ai filmé la musique sans qu’elle me happe, sans qu’elle soit centrale, comme aurait pu le faire une réalisatrice fan de musique. Ce qui m’a surtout intéressé, c’est l’intimité et la liberté. D’une part, j’ai vraiment aimé passer du temps avec les musiciens d’Astéréotypie, d’ailleurs je pense que parfois les films sont des prétextes pour passer du temps avec les gens. D’autre part, j’ai eu le sentiment qu’il y avait là un terrain d’expérimentation qui se jouait autour des textes et de la musique, mais aussi autour d’une aventure collective. » Laetitia Moller

Archives

Nicolas Philibert, émission Hors champs, Laure Adler, France Culture, 06/04/2011

Fantazio, émission Faire soin, Marie Richeux, 28/05/2020

Références musicales

Astéréotypie, Alphabétix

Astéréotypie, Aucun mec ne ressemble à Brad Pitt dans la Drôme

Paru en premier sur Radio France

Plus d’info sur le site de Radio France

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