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Izia Higelin : « Toutes les chansons sont mille chansons »

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Izia Higelin : "Toutes les chansons sont mille chansons"

Dans son cinquième album La Vitesse, Izia Higelin s’éloigne des thématiques de sociétés comme le féminisme, sur lesquelles on pouvait l’attendre. Elle se range du côté de l’intime en lien avec le politique à travers sa condition même de femme libre qui fait de la musique. Dans cette album, l’artiste dépasse ses limites et pousse le curseur au maximum que ce soit dans la production ou dans les axes narratifs de ses morceaux. Son album La Vitesse apparait comme la combinaison musicale de toutes les versions d’elle-même qu’elle a pu être par le passé.

La musique comme chemin :

Izia Higelin a expliqué avoir rencontré son écriture dans la création de son cinquième album La Vitesse : « Dans mon ancien album La Vague, j’avais envie de bien faire, je ne voulais pas être vulgaire. J’ai peut-être emprunté des chemins poétiques pour raconter des choses de manière compliquée. J’ai fait des détours et contourné le sujet. Sur l’album Citadelle, j’ai l’impression de m’être trouvée, de plus parler à la première personne, d’utiliser des mots plus contemporains et de m’approprier plus la langue. Et là, avec mon album La Vitesse, j’ai l’impression de m’être débarrassé de toute pudeur. Je ne me censure plus, je dis absolument tout ce que j’ai envie de dire. Surtout, je me rends compte que je suis fière de ce que je fais. » Izia Higelin

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Le désarroi de l’enfance :

L’artiste a également décrit à Marie Richeux son rapport à la musique de Jeanne Added et à celle de Patti Smith : « Quand je vois chanter ces deux artistes : je pleure. Ce sont les deux seules personnes qui me font cet effet-là. Je les vois, je les entends, je les sens. Leur énergie me fait fondre en larmes immédiatement. Ce ne sont même pas des larmes d’émotions mais des larmes d’enfant. C’est le désarroi de l’enfance. Le bouleversement d’un enfant qui pleure sans savoir pourquoi. » Izia Higelin

La contemplation transmise par Jacques Higelin :

« Mon père, Jacques Higelin, était quelqu’un de très contemplatif. On passait des heures à regarder les hirondelles le soir dans le ciel. Il passait des fois des heures entières planté devant un arbre, à regarder chaque feuille très précisément. Il était beaucoup dans la contemplation et l’écoute. C’est un très bon moyen de s’ouvrir le cœur aussi. Tout à coup juste se laisser remplir de ce qu’on regarde. Laisser venir les émotions à soi. Mon père m’a ouvert le cœur comme ça. » Izia Higelin

Archives :

Jeanne Added, émission Affaires Culturelles, France Culture, 11/09/2020

Cécile Guilbert, émission L’Heure bleue, France inter, 30/09/2019

Jacques Higelin, émission À quoi pensez-vous, France Culture, 28/02/2009

Références musicales :

Izia Higelin, Étoile noire

Izia Higelin, Royale

Izia Higelin, Nos Rêves

Paru en premier sur Radio France

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