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Jonathan Coe : « J’écris pour arrêter le cours du temps »

categorie litterature Jonathan Coe : "J’écris pour arrêter le cours du temps"
1200x680 coe jonathan photo 2022 francesca mantovani 2022editions gallimard 87a1412 002.jpg Jonathan Coe : "J’écris pour arrêter le cours du temps"

De 1945 à 2020, Le royaume désuni de Jonathan Coe scande en sept parties, les sept temps majeurs de l’histoire de l’Angleterre moderne en mêlant brillamment les destins d’un pays dysfonctionnel, d’une irrésistible famille anglaise et d’une chocolaterie. A l’instar de Testament à l’anglaise et du Cœur de l’Angleterre l’écrivain britannique signe à nouveau un roman de grande ampleur.

Quand l’intime se mêle au politique

« Ce livre est un mélange du personnel et du politique, mais plus j’en parle, plus je me rends compte que l’intime est le cœur de ce roman et que le politique est en réalité périphérique. Quand je reviens sur le moment qui m’a poussé à écrire ce livre, l’impulsion la plus forte a été la mort de ma mère, en juin 2020. J’ai voulu raconter le plus précisément possible, comment s’est passé le confinement britannique et rappeler au gens à quel point ces quelques mois ont été étranges dans notre histoire nationale. »

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L’écrire pour dépasser la tristesse de la perte

« Ce livre parle de division et des différences culturelles et politiques qui nous séparent, pas seulement en Grande Bretagne, mais aussi en France et dans de nombreux autres pays. Ce qui nous divise le plus, c’est la mort, ce pont qu’on ne peut franchir, ce précipice. Quand ma mère est morte, cette division est devenue irrévocable, et dans cet état de tristesse et de chagrin dans lequel j’étais, je me suis rapidement tourné vers l’écriture : c’était une manière virtuelle d’essayer de combler ce fossé. Recréer ma mère de façon fictionnelle a été, pour moi, un processus nécessaire et très satisfaisant. »

L’importance de la permanence des sentiments

« Dans mon roman, les choses qui changent sont les plus superficielles, même si elles nous sont présentées comme étant très importantes. Qui est sur le trône ? Qui est dans le gouvernement ? Qui gagne la finale de la coupe du monde ? Mais, les petits moments d’intimité du livre, la profondeur des sentiments entre Peter et sa mère, c’est permanent et c’est le plus important.

J’écris sur la politique, sur le changement social, j’écris de la satire, mais tout ça, c’est la surface, et finalement, ce qui est au cœur de mes livres, c’est la tentative de trouver une forme de permanence dans le vécu et d’arrêter le cours du temps. »

Archives

Boris Johnson, France 24, 12/01/2022

Elizabeth II*, Through Childhood to the Throne, Memories of Coronation Day* – 2nd June 1953, CD paru chez Digital Gramophone

Anne Berest, émission Affaires culturelles, Arnaud Laporte, France Culture, 08/09/2021

Churchill, BBC 08/05/1945

Références musicales

Tortoise, Cobwebbed

The Kinks, Sunny afternoon

Haendel, Zadok the priest

Paru en premier sur Radio France

Plus d’info sur le site de Radio France

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