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Marie-Hélène Lafon : « Je suis une brute opaque et c’est comme ça que j’écris »

categorie litterature Marie-Hélène Lafon : "Je suis une brute opaque et c’est comme ça que j’écris"
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Dans les années 1960, les personnages d’Isabelle, Claire et Gilles vivent dans la vallée de la Santoire, dans le Cantal, avec leurs parents. La ferme est isolée de tout et de tous. Dans ce livre, l’auteure ne s’est jamais autant inspirée de sa propre histoire.

Un chantier d’écriture violent et vertigineux

« Le chantier d’écriture de ce livre est très singulier au sens où il est venu percuter le chantier d’un livre de nouvelles qui aurait dû être publié en janvier 2023. De façon de plus en plus pressante, au début de l’année 2022, s’est imposée la nécessité d’écrire ‘Les sources’. J’ai compris qu’il fallait faire sauter le verrou et aller à cet endroit-là. Le livre de nouvelles était mort, explosé en plein vol, dès lors, j’ai commencé le travail d’écriture. Ce fut un chantier violent et beaucoup plus vertigineux que tous les autres.

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Concrètement, je transforme des personnes en personnages à l’aide de mots, de phrases et d’histoires, cela au travail du chantier, c’est-à-dire, au travail de la langue. Quand on se mêle de raconter ce que j’écris dans ce livre, il s’agit de trouver le mot juste à la juste place, pour éviter tous les écueils possibles comme le surplomb, le jugement, l’assignation à résidence des uns et des autres, le pathos, le voyeurisme, j’en passe et non des moindres. Tout cela fait partie du vertige de ce chantier d’écriture. »

Des personnages aux relations implacablement hiérarchisées

« Le moment où les personnes deviennent personnages, ça se fait à mon insu. Les personnages de mon livre ne sont pas apparus, ils ont toujours été là : ils sont là, mais on ne les voit pas : c’est un motif pictural très important. Ils ne sont regardés que par ceux qui travaillent pour eux. Les employés sont témoins des violences qui se déroulent dans le huis clos familial, mais leur rang fait qu’ils ne témoigneraient pas s’ils avaient à le faire. Cette hiérarchie implacable et très verrouillée fait pleinement partie du jeu des interactions entre les personnages. »

Archives

Jean Giono, émission Entretien avec, RTF, 09/12/1955

Pierre Jourde, émission A voix nue, Catherine Pont-Humbert, France Culture, 22/02/2010

Pierre Bergounioux, émission A voix nue, Elise Gruau, France Culture, 08/02/2017

Références musicales

Henriette Mette, oOo

Henriette Mette, Passé

La Féline, Adieu l’enfance

Paru en premier sur Radio France

Plus d’info sur le site de Radio France

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