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Lynda Lemay et Grégory Montel

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Lynda Lemay et Grégory Montel

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Lynda Lemay

Album : Il n’y a qu’un pas

LE 11

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Qu’est-ce qui lui est passé par la tête ? De quoi le 11 est-il le symbole ? Avant d’entreprendre une fine analyse numérologique, tenons-nous en aux faits. « La vie est un conte de fous », et c’est pour cela qu’elle l’aime autant, nous dit Lynda Lemay, en riant aux étoiles. Les hasards nous bercent, et parfois nous brisent. Et tout « arrive ». Donc, après une pause discographique de deux ans à la suite de la mort de son père en 2017, elle a « un flash, j’étais dans un petit café, le Spot à Boucherville, rive sud de Montréal, à côté de l’école de ma fille. À 11 h 11, mon téléphone sonne, et affiche un message : « Make a wish ». M’est venue une sorte de vision : 11 albums, de 11 chansons avec 11 thématiques. Elle s’est donc mise à l’ouvrage.

LA SÉRIE

De cette série de 11 albums, 5 sont déjà parus, sous son label, Caliméro. Le premier, « Il était onze fois » est sorti le 11/11/2020, le cinquième, « Haute Mère », le 7/05/2021. D’ici à la fin de l’année, trois autres vont nous arriver, en salves salvatrices. Un challenge créatif, et aussi profondément affectif : « Mon père est mort à 88 ans. 88, c’est deux fois l’infini debout, comme le 11, un nombre très spirituel ». De quoi relier les éléments, la nature et l’humain.

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LES ALBUMS

Chacun de ces albums comporte 11 chansons, 10 plus 1, « Mon drame », déclinée en duo (avec un homme) sur chacun des opus. « Fil rouge » de cette entreprise si singulière, « Mon drame » décrit la confession tardive d’un vieux monsieur, 82 ans, à qui la vie a attribué un genre à son sens erroné : « Je veux qu’on m’appelle Jeanne/Avoir les cheveux longs/ Marcher avec une canne, une canne/Et avec des talons ». « Si je le répète onze fois, ce ne sera pas de trop », commente Lynda Lemay, grande fille joueuse, post-rockeuse, née à Portneuf, sur les rives du Saint-Laurent.

Onze disques de onze chansons qui abordent onze sujets, hantés par le deuil. Ce sixième opus de Linda Lemay sortira vendredi prochain et annonce deux autres albums, « Entre la flamme et la suie » le 10 février, et « Entre le rêve et le souvenir », le 12 mai.

Ses influences

C’est aussi dans un ouvrage qu’elle se raconte, Lynda Lemay, Il était une fois mes chansons, un livre autobiographique où elle revient sur son parcours : l’enfance, les premiers concerts et son premier prix au Festival de la chanson de Granby, au Québec, en 1989. Un prix qui va décider qu’elle ne serait pas secrétaire dans une agence de publicité, mais chanteuse. Elle revient aussi sur ses influences et sa culture de la chanson française, qui passe d’abord par sa découverte de Johnny Hallyday à l’âge de neuf ans : « Ça a été un coup de foudre. Je l’ai découvert en regardant un reportage avec mes tantes, il est apparu comme ça à mes yeux, sur scène, il suait, il se donnait totalement. Il était passionné, charismatique, beau comme un dieu. Et je suis réellement tombé en amour avec lui et il ne m’a jamais déçu de toute sa carrière. »

À l’âge de 16 ans, elle a une nouvelle révélation, Meat Loaf : « C’est un groupe qui me donne des frissons à chaque fois parce qu’il va comme trop loin dans l’émotion. Tout est exagéré. Ils osaient des chansons qui étaient éternelles, qui ne finissaient plus, des grands récits, des histoires, comme des films. Même maintenant, quand je vais en studio, je dis à mes musiciens, on y va dans le style Meat Loaf, comme ça, ils n’ont pas peur d’exagérer. »

C’est une chanson

4 min

Son hommage à Charles Aznavour

Lynda Lemay ouvre son premier album sur une chanson inspirée par Charles Aznavour. C’est le chanteur qui l’avait repérée en 1996 au festival Jazz in Montreux : « La dernière fois que je l’ai vu, c’était au Québec, après un spectacle au Centre Bell, il m’attendait pour me demander si j’avais écouté sa nouvelle chanson et savoir ce que j’en pensais. On aurait dit un petit garçon qui vient d’écrire sa première chanson. C’était d’une beauté inouïe parce qu’il porte la jeunesse, il l’a toujours portée, cette jeunesse qu’il a enchantée. Et tout de suite après, il m’a dit « Tu sais, tous les amis qui ont fait que je me suis attaché au Québec sont partis ». Ses yeux se sont emplis de larmes. Et ça a été le dernier regard qu’il m’a donné, plein d’amour, de nostalgie et de tristesse. C’est ce regard qui a inspiré ma chanson « L’éternel embouteillage ».

Un projet discographique ambitieux

Cet album s’inscrit dans un projet discographique de grande ampleur, comme elle le racontait dans son livre en 2017 : « J’ai commencé à griffonner une idée folle, enregistrer onze albums de onze chansons abordant onze sujets qui bouillaient en moi comme le deuil. » Le deuil, celui de son père. Cette disparition a décidé d’une nouvelle direction dans la carrière de Lynda Lemay qui comptait déjà quinze albums : « J’étais déjà dans une période de remise en question, épuisée, perdue. Il a fallu que je m’éloigne de la scène, c’était la première fois en 30 ans de carrière. J’ai accompagné mon père avec toute ma famille jusqu’à son dernier souffle, ça m’a fait réaliser des choses. J’ai eu un sentiment d’urgence. Je me suis dit : il faut vraiment que je fasse aujourd’hui ce que j’ai envie de faire aujourd’hui, parce qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait. »

Lynda Lemay a connu une période de dépression autour de 2015 : « J’ai eu besoin de me retrouver, de me réfugier. Quand j’étais jeune, j’étais très timide. J’étais dans ma bulle et je mettais une distance avec le monde qui m’entourait. Cette distance, je sens qu’elle peut revenir à tout moment. C’est un peu ce que je fais avec tout ce projet. D’ailleurs, la première chanson s’appelle « Le monde » où j’observe le monde et j’essaie de l’aimer. L’histoire du projet au complet, c’est d’observer ce qu’il y a de beau autour de nous. »

Grégory Montel

Spectacle : Ici Nougaro

Dans « Ici Nougaro », Grégory Montel, en duo avec le musicien Lionel Suarez, font s’accorder l’intime récit d’une vocation artistique contrariée et l’évocation fantasmatique de Claude Nougaro.

La pièce qui emprunte au genre du « biopic », s’attache à raconter, non pas le destin du chanteur populaire mais l’existence en mode mineur d’un quadragénaire fasciné par l’artiste dont il est le sosie et qu’il voudrait à tout prix incarner au cinéma. Dans son appartement presque vide, Mathias ressasse la beauté folle d’un tel projet.

Avec une touche d’humour absurde et de poésie, il ravive la flamme de ses rêves de gloire et combat la fragilité de ses velléités. Lancé dans cette quête éperdue, Grégory Montel, accompagné par l’accordéoniste Lionel Suarez, peut compter sur la complicité de l’auteur-metteur en scène Charif Ghattas. Ensemble, ils prouvent que la rencontre avec une œuvre ou un artiste comble la solitude, bouscule l’être, transforme sa vie.

Les dates du spectacle Ici Nougaro :

– jusqu’au samedi 28 janvier au Théâtre des Bernardines / Marseille

– du 8 mars au 23 avril au Théâtre de l’Atelier / Paris

La chronique de Marion Guilbaud – Le Fil de l’actualité musicale

5 min

🎧 Pour en savoir plus, écoutez l’émission…

Boomerang

32 min

Podcast paru sur France Inter en premier. Pour retrouver tous les

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