Search

Keziah Jones, Philippe Cohen-Solal et Dhafer Youssef

categorie sortir Keziah Jones, Philippe Cohen-Solal et Dhafer Youssef
Keziah Jones, Philippe Cohen-Solal et Dhafer Youssef

Philippe Cohen-Solal et Keziah Jones

Ep : Class of 89

Publicité

Keziah Jones :

« Au début du printemps 1989, avec un copain, lui aussi musicien, on est parti voir Paris. Contrairement à Londres, jouer de la musique dans le métro y était autorisé, et on a découvert que c’était rentable. Je collectionnais les cartes postales de photos de Jazz ou de Rythm and Blues. Comme sur beaucoup d !entre elles l !artiste était photographié lors d !un concert à Paris, je me suis dit qu !ici j !aurais surement une chance. Alors j !ai arrêté le métro, et suis allé chanter dehors, devant des bars ou des restaurants. »

Philippe Cohen-Solal :

« À la même époque je suis au chômage, une période d !entre-deux. Je viens d’être remercié par Polydor, où j !officiais comme directeur artistique, et je me plonge dans la musique électronique. C !est en prenant un café au « Père tranquille », dans les Halles à Paris, que je vois Keziah pour la première fois. Un jeune mec, noir, grand et très beau s’était mis à chanter devant les tables en jouant de la guitare. Il avait collé une carte postale de Ray Charles sur la caisse, et son jeu était particulier : sexy et percussif. Je me suis levé à la fin d !une chanson pour aller lui parler. Il n !avait aucun enregistrement de ce qu’ !il faisait, alors je me suis débrouillé pour l’amener en studio et produire une k7 démo avec trois chansons. Ensuite je suis allé faire le tour des labels qui m !ont tous dit la même chose : il chante en anglais, c !est trop compliqué. Et Keziah est rentré à Londres. »

Keziah Jones et Philippe Cohen-Solal en live / Côté club – « Give thanks & praises »

3 min

Keziah Jones et Philippe Cohen-Solal en live / Côté club – « How many times »

4 min

Dhafer Youssef

Album : Street of minarets

Dhafer découvre la musique par le biais de la religion. Alors âgé de six ans, il chante dans les mariages organisés dans son village natal de Téboulba à 25 kilomètres de Monastir. Puis il s’exerce sans relâche sur son instrument, jusqu’à en
acquérir une parfaite maîtrise. Au point que sur scène, il fait penser à ces « Guitar Heros » des années 70, autant par sa technique et sa virtuosité, que par l’énergie qu’il dégage sur scène. « D’habitude, je compose d’abord la musique, explique Dhafer. Ensuite, je pars à la recherche des musiciens qui pourraient l’interpréter. Avec Street of Minarets, j’ai fait
exactement l’inverse. C’était une expérience nouvelle pour moi. » Herbie Hancock figure parmi ses premiers choix. Son épouse suggère de lui écrire. Ô surprise, il répond dans la foulée et accepte de jouer sur son album. À la condition expresse qu’il soit également sur le sien. Herbie a joué sur plusieurs albums de Miles Davis. Tout comme Marcus Miller, autre musicien que Dhafer convie aux séances d’enregistrement au Sunset Studio à Los Angeles. Là-bas la magie opère avec d’autres musiciens d’exception : Dave Holland (contrebasse), Nguyên Lê (guitare), Vinnie Colaiuta (batterie) et Ambrose Akinmusire (trompette).

« Ce nouvel album raconte d’abord des voyages, confie Dhafer. Des voyages aux quatre coins du monde, à la recherche de sonorités inédites. J’y chante différemment, en utilisant des effets avec lesquels j’ai grandi. Notamment le son des mégaphones pour l’appel à la prière. » D’où le titre : Street of Minarets.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d’intérêt.

La chronique de Marion Guilbaud – Les nouveautés nouvelles avec Lova Lova, Annael et Joanne Radao

6 min

Podcast paru sur France Inter en premier. Pour retrouver tous les

concerts sur France Inter

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

You may use these <abbr title="HyperText Markup Language">html</abbr> tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*